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Rouen Métropole Basket : plus que la revanche…

01.04.2016 - 9 h 05

Le département de Seine Maritime va-t-il perdre ses deux représentants au plus haut niveau du basket français ? C’est à craindre. 

Alors que du côté du Havre, les illusions sont perdues depuis belle lurette, le pronostic vital de Rouen Métropole n’est guère favorable. On craint même le pire après une série de six défaites consécutives, dont la dernière, à Orléans a sans doute définitivement scellé le sort des hommes de Roger Valin.

Avec 5 victoires pour quatre fois plus de défaites, Rouen Métropole se trouve à trois victoires de Nancy, quatre de Paris et Cholet. Autant dire qu’un retour dans la dernière ligne droite semble désormais  improbable.

Tout comme Orléans était venu au Colisée sans rien avoir à perdre ni à gagner, et on a vu ce qui l’en est advenu, les équipiers de Jean Michel Mipoka viendront complètement libérés de toute pression. En se souvenant même qu’à l’aller, ils avaient fait toucher les épaules aux Chalonnais coupables d’un non match durant 34 minutes. (92/85)

Echaudés face à Orléans, les hommes de Jean Denys Choulet qui se sont dispensés d’une belle en FIBA Europe Ccup en remportant de haute lutte la seconde manche en Ukraine, n’ont pas eu à rougir de la défaite concédée au Rhénus samedi dernier. Et après un repos « pascal » bien mérité ont du recharger les batteries. Une nouvelle fois sans doute, le coach leur a-t-il rappelé que la méfiance était toujours de mise face à une bête blessée. 

Compte tenu des écarts ténus séparant les candidats multiples aux play-offs, une défaite ce samedi pourrait être rédhibitoire et ferait en tous cas désordre aux yeux de supporters qui, malgré des prétentions limitées et raisonnables affichées par le club en début de saison, ont vu leur appétit gonfler au fil des matches. Revanche et relance sont attendues des Chalonnais.

Le club de basket de Rouen est l’un des plus anciens dans l’hexagone. Il est né en 1892 sous le nom de Stade Philippin Omnisport Rouen Basket. Monté en ProB en 2003 après une ascension rapide de N3 à N1, ce n’est qu’en 2005 qu’il accéda pour la première fois à la Pro A. Pour une saison seulement comme d’ailleurs en 2008, le présent exercice constitue la seconde saison consécutive, après que le club maritime a obtenu une wildcard en 2014. L’année suivante il prenait le nom de Rouen Métropole Basket.

Parmi les personnages ayant marqué l’histoire du club, Michel Veyronnet qui en fut le coach emblématique durant 25 ans (Laurent Sciarra lui succèda). Et parmi les joueurs qui sont passés par Chalon : le regretté Thierry Rupert et Shawnta Rogers.

Le meilleur marqueur de cette équipe rouennaise est Ron Lewis qui, avec une moyenne de 15,3 pts est le sixième scoreur de pro A, juste derrière Hazell. Meilleur à l’évaluation (14,3), le meneur Souleyman Diabaté a distribué 5,4 passes décisives en moyenne. Et le meilleur rebondeur est un jeune joueur (21 ans) issu du centre de formation de Roanne, Guershon Yabusele qui totalise 6,4 rebonds (9,2 pts).

Avec 72,2 points de moyenne, l’attaque de Rouen est la moins prolifique du championnat avec celle d’Orléans. Sa défense avec 82 points encaissés est 16ème.

Rouen Métropole présente le troisième plus petit budget de ProA (3,3 M€).

Neuf matches ont opposé les deux formations en proA  l’Elan en a remporté 6, et perdu 2, la première défaite datant de 2010 en Normandie, la seconde en octobre dernier au match aller. Le plus gros écart enregistré en faveur de l’Elan fut de 35 points lors de la saison 2008/2009 (101 à 66).

 

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