Sixième saison, une montée, une qualification européenne, quand tu repenses à ton arrivée et à ce que le club est devenu aujourd’hui, quelle est l’image la plus forte qui te vient en tête ?
J’ai 3 images en tête : La remontée en Betclic Élite avec cette finale dans un Colisée en fusion et les jours de fête avec les supporters qui ont suivis. Les playoffs la saison dernière, ma fille est née au moment du match 1 contre l’ASVEL, je suis de retour pour le match 2 et on gagne à domicile encore une fois dans un Colisée de folie. Et bien entendu le tournoi de qualification en BCL en Bulgarie, c’était une super expérience collective et humaine pleine d’émotions.
On tournait à deux matchs par semaine, les voyages, les blessures, quel est ton rôle dans un rythme aussi dense ? Comment tu arbitres entre performance immédiate et santé à long terme ?
Mon rôle était surtout de bien planifier les semaines d’entraînements en lien avec la charge de travail de chaque joueur. On n’avait pas beaucoup de temps pour s’entraîner donc il fallait bien s’entrainer, avec beaucoup de qualités sans trop puiser dans les réserves. A ce sujet, l’introduction de la technologie Catapult a représenté beaucoup de travail d’analyse, de réflexion. Et individuellement c’était trouver un équilibre entre le travail à moyen long terme tout en essayent d’entretenir un état de forme des joueurs pour le prochain match. Le tout en naviguant entre développement, optimisation, prévention et récupération.
La gestion des blessures fait partie intégrante de ton quotidien. Est-ce que ton travail consiste plus à “réparer”, à “prévenir” ou à “optimiser” ? Et comment tu adaptes ton approche selon les profils de joueurs ?
Avant même de parler de blessure, mon travail est de renforcer les structures. Un corps plus fort est forcément moins sujet aux blessures. De ce fait on peut parler de prévention.
Mais le gros de mon travail est sur l’optimisation et le développement. Chaque joueur est différent et demande une approche spécifique, on utilise beaucoup de tests et d’évaluations pour identifier les axes de travail de chacun et adapter l’approche en fonction.
Sur quels aspects cherches-tu à avoir le plus d’impact aujourd’hui ? La performance pure ? La prévention ? La longévité des joueurs ? L’état d’esprit ?
Clairement dans notre organisation aujourd’hui et dans une saison chargée comme celle-ci, l’aspect le plus important est l’optimisation de la performance à court terme pour permettre à l’équipe de performer tous les 3 jours. Je suis également sensible au développement des joueurs physiquement mais aussi en tant qu’athlète, en abordant des sujets comme l’éthique de travail, la récupération, la nutrition.. ce que l’on appelle l’entrainement invisible.
Est-ce qu’il va y avoir un travail spécifique jusqu’à la fin de la saison ?
Maintenant que l’on a plus qu’un seul match par semaine on va pouvoir se concentrer un petit peu plus sur le développement des joueurs. Continuer à optimiser les états de formes pour que l’équipe soit la plus performante possible.
Si tu devais décrire ta saison en trois mots, lesquels choisirais-tu ? Et pourquoi ?
Travail, Performances, Emotions.
Pourquoi ? Parce que cette saison représente beaucoup travail avec le staff , nous avons implémenté beaucoup de nouvelles méthodes, introduits des nouvelles technologies avec les capteurs Catapult et globalement une vision différente et moderne de l’entrainement. Cela nous a apporté de belles performances avec des victoires notables en Betclic ou en BCL (Monaco, Berlin, Badalone, Asvel par exemple) et tout ça nous a procuré énormément d’émotions fantastiques.